Invitation – Colloque “Quel avenir pour le café-tabac du village et le bistrot du coin?”
Prisca Grondin | 22/12/2009 | 13:22
Vendredi 15 janvier 2010 de 9h à 13h30 au Palais du Luxembourg, à Paris
Colloque "Quel avenir pour le café-tabac du village et le bistrot du coin?"
A l'initiative de Nicolas ABOUT, Sénateur des Yvelines
Sous le haut patronage de Michel MERCIER, Ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, et d'Hervé NOVELLI, Secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation
Sous le parrainage de l'Association des Maires de France
Organisé par Aromates Relations Publiques
Invitation et programme : Colloque "Quel avenir pour le café-tabac du village et le bistrot du coin?" (en pdf) >>> (Sous réserve de places disponibles)







EVOLUTION CHR
Il y a 3 sujets sur lesquels les pouvoirs publics pourraient intervenir et qui à mon avis, sans coûts supplémentaires permettraient d’améliorer la situation des Cafés-Bars.
Ce sont les suivants :
L’abrogation de l’article 41 bis du Code Général des impôts du 20 mai 1955 :
Que dit cet article ? Il édicte toute une série de mesures fiscales destinées à encourager la suppression des débits de boissons avec notamment une exonération des plus values sur la vente du fonds si l’acquéreur s’engage à reconvertir le fonds dans un délai de 6 mois.
Cette disposition fiscale a fait disparaître, chez nous dans le Sud Ouest, beaucoup de cafés situés en ville.
Si en 1955, la loi se devait d’encourager la disparition des débits de boissons, le contexte a changé aujourd’hui.
Le coût de la redevance pour les écrans plats installés derrière le comptoir :
C’est une tendance, notamment dans les pays anglo-saxons, d’installer plusieurs écrans plats derrière le comptoir ou dans la salle du bar.
Il y a entre 4 et 8 écrans diffusants, pour la plupart, des rencontres sportives sans le son, mais également des infos type LCI ou TF1 NEWS.
En France, c’est Service de la Redevance qui gère çà. Pour les cafés-bars, et pour eux seuls, elle applique un tarif majoré. Elle facture très cher, beaucoup trop cher et c’est dissuasif.
A titre d’exemple, pour 6 écrans, on dépasserait les 2.200,00 € par an.
Alors il n’y a, le plus souvent pas d’écran, ou alors un seul, mais pour l’ambiance ce n’est pas du tout pareil et c’est dommage.
Il faudrait pouvoir y remédier.
Le contrat de bière :
Le développement des micro-brasseries ne se fait pas comme il a pu se faire dans d’autres pays.
Il y a, à l’heure actuelle, un véritable engouement en Grande Distribution pour les bières de spécialités, mais le bar n’en bénéficie pas. Pourquoi ?
La raison de cette difficulté est la suivante :
C’est le contrat de bières qui permet aux grands industriels de lier leurs clients cafetiers pout toutes les types de bières pressions produits par eux.
Comme Heineken et Kronenbourg, qui dominent le marché à presque 80%, en plus de leurs bières blondes, ont dans leurs gammes des blanches, des brunes et des abbayes à la pression, ils les imposent dans les points de vente, même si le consommateur aurait préféré autre chose.
Prenons l’exemple des abbayes. A plus de 60%, en grande distribution, c’est de l’ABBAYE DE LEFFE qui est choisie par le consommateur quand il achète une bière d’abbaye dans un rayon de supermarché, alors que l’ABBAYE D’AFFLIGEM (groupe HEINEKEN), pour sa part, ne représente même pas 3% de parts de marché (source Rayon Boissons).
Dans les cafés, c’est le contraire, c’est AFFLIGEM qui est loin devant.
La raison, c’est que le cafetier n’a pas eu le choix, on lui a imposé une bière qui ne plait pas et dont il n’a pas la demande. Cela à cause du contrat de bières.
Si ABBAYE DE LEFFE se heurte à ce problème, que dire des micro-brasseries, et autres opérateurs qui n’ont pas du tout les mêmes moyens commerciaux, ni les forces de ventes.
C’est dommage parce que, si le contrat n’existait pas, ou si sa portée était limitée, on pourrait voir dans les cafés à la pression des bières locales ou originales dans l’intérêt du consommateur et par conséquent du cafetier.
Le contrat de bière est en cours de renouvellement devant les instances européennes.
Souhaitons que les pouvoirs publics comprennent l’intérêt d’en règlementer la portée.