Le colloque en milieu institutionnel
17/10/2010Le colloque parlementaire dans le débat public : Trait d’union entre le monde économique et la sphère publique
« Notre approche est toujours de faire s’adresser les acteurs économiques aux politiques » témoigne Jacques Marceau, président d’Aromates Relations Publiques.
L’agence Aromates Relations Publiques est à l’initiative de nombreux colloques institutionnels. À destination de la sphère publique, elle a pour ambition de relier toutes les parties prenantes dans un monde de réseaux et en réseau. C’est-à-dire fournir les outils utiles et propres à chaque acteur tant économique que politique pour qu’il puisse y exister en s’engageant à leur donner une « vision globale ». Agissant alors comme un véritable outil de prospective, le colloque va réunir les acteurs économiques et politiques, parties prenantes d’un sujet donné pour, le temps du débat, échanger et faire bouger les lignes face à un public de décideurs.
Le colloque : un temps d’information
Le colloque est un temps pour faire émerger de nouveaux savoirs sur la société mais aussi un temps d'information auprès d'autres publics : élus, dirigeants politiques, acteurs économiques, juristes… Alors que nous vivons dans un monde incertain, se pose cette question cruciale du partage du savoir : peut-il contribuer à la maîtrise, à la prévention des risques ?
La démultiplication des sources d’informations, conjuguée à l’incertitude scientifique, rend la décision beaucoup plus difficile à prendre. Nous sommes totalement sortis de l'idée qu'il existe une solution. Parce que le risque est omniprésent, que nous vivons des temps d’incertitudes, et que le risque se présente sous de nouveaux visages. Les risques sont nouveaux, émergents, et inquiétants. Il est de plus en plus dur de les cerner, de les mesurer : ondes GSM, obésité, nanotechnologies etc. Si Pierre Mendès France prescrivait la prévoyance avec « Gouverner c’est choisir » , nous sommes davantage aujourd’hui dans la prévention. Le colloque se propose donc, en créant le débat, d’aborder un sujet et d’apporter l’information sous un autre format. Bien plus qu’une demi-journée, le colloque s’inscrit dans le long terme. Les échanges, dans une approche contradictoire, peuvent faire en sorte d’inscrire le colloque dans le temps long et devenir ainsi un outil d’information utile dans un monde incertain. C’est en ce sens que le colloque parlementaire peut être un temps de réflexions communes. Il apparaît comme un outil nécessaire, complémentaire à d’autres supports existants, pour choisir une solution, qui sera construite collectivement. D’où cette nécessité d’informer autrement.
Pour Aromates, « un colloque doit amener un sujet d’actualité ou en passe de le devenir sur la scène institutionnelle et publique pour faire avancer le débat ou le créer. L’objectif est d’aider les politiques à prendre conscience des tenants et des aboutissants d’un sujet, de ses enjeux ».
Nos décideurs, élus et dirigeants politiques ont besoin d’être accompagnés, plus seulement pour décider mais pour trouver les sources d’informations les plus pertinentes parmi la multitude de flux auxquels tout un chacun est soumis quotidiennement.
Le colloque propose une forme et une approche différentes, tel un « tableau de bord » dans lequel ils pourront trouver les informations nécessaires pour répondre à un sujet, renforçant sa visibilité.
Le colloque peut faire partie des moyens au titre de temps d’information et ainsi, « contribuer à la régulation de nos sociétés modernes et complexes »[1].
Le colloque, au-delà de l’information, interactions et contradiction pour plus de transparence
Si l’on parle fréquemment de « transparence » en matière de politique et de débat public, que recouvre réellement cette expression ? Accolée au colloque, elle n’est pas vaine et trouve tout son sens. En effet, le colloque propose une autre manière d’aborder un sujet, d’entrevoir des enjeux. En questionnant le débat public, le colloque participe à sa visibilité, elle-même gageure de crédibilité. En organisant un colloque, action somme tout composite, qui intègre tant l’économie, le droit, la politique, la diplomatie que la communication, l’agence Aromates a conscience du poids des informations qui y seront délivrées. En côtoyant des domaines cruciaux et déterminants pour le devenir et l’avenir de nos sociétés, l’objectif du colloque relève donc de celui de la performance. Le « Savoir pour prévoir afin de pouvoir » d’Auguste Comte sied alors à l’information transmise ainsi qualifiée de « stratégique » qui a vocation à aboutir à une décision politique et législative. La communication est donc aussi une communication d’influence où les processus de communication doivent soutenir le rôle du colloque comme outil d’information.
C’est donc en toute transparence et sur le mode de l’argumentation, les interactions vont donner au colloque sa forme concrète. La diffusion de connaissance est alors induite par cette construction à partir des échanges, du débat en général, en privilégiant constamment une approche contradictoire. Ainsi va s’opérer la diffusion de connaissances et son partage.
La présence de l’ensemble des parties prenantes permet de faire remonter les préoccupations des citoyens. À travers les décideurs, tant politiques qu’économiques, le colloque va participer à la décision publique.
Patrice Martin-Lalande, député du Loir-et-Cher témoigne : « Un colloque renforce la visibilité d’un sujet et favorise ainsi son éventuelle inscription ultérieure à l'agenda politique. Les colloques ont une influence comme toutes les autres sources d'information et les autres occasions de rencontres. Avec cependant un avantage majeur: le colloque permet normalement la confrontation des idées alors que les autres sources d'information peuvent être « unilatérales ».
Par Karen Autret.
[1] ZEMOR Pierre, Pour un meilleur débat public, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, Paris, 2003.





