Interview de Jacques Marceau sur iGamingFrance.com
Benoît Chamontin | 23/04/2009 | 14:46A l’occasion du colloque "Jeux de hasard et d’argent : nouvelle donne, nouvelle politique ?" qui se tiendra le 11 mai 2009 au Palais du Luxembourg, iGaming France vient de réaliser une interview de Jacques Marceau, président d’Aromates Relations Publiques et organisateur de cet événement.
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Extrait de l’interview du 21 avril 2009 :..
IGF : Vous organisez un colloque sur l’ouverture des jeux en France, le 11 mai prochain au sénat, mais il y a un autre colloque sur le même thème le 5 mai à la Maison de la Chimie et une conférence le 28 mai au Barreau de Paris. Comment expliquez-vous la simultanéité de ces débats ?
Jacques Marceau : Le débat est ce qu’il peut arriver de mieux à une loi avant d’être votée par le Parlement. Il faut se réjouir de voir l’importante question de l’ouverture à la concurrence du marché des jeux en ligne faire l’objet de débats publics, structurés, impliquant à la fois les élus et les différents acteurs du jeu dans notre pays. Un projet de loi se nourrit des débats préalables, ainsi tout le monde pourra prendre la parole grâce à ces colloques, et c’est très bien, d’autant que le sujet est largement à la hauteur de cet intérêt !
Le jeu en France, secteur institutionnalisé et hyper-encadré par l’Etat, connaît, au même moment de multiples et profondes mutations du fait des nouvelles technologies et des pratiques :
- L’ouverture du marché, conformément à la directive européenne.
- Des nouvelles formes de jeux : Les jeux d’argent sur Internet bien sûr, mais également les jeux gratuits comme les phénomènes de call tv, sms surtaxé, etc… qui représentent aujourd’hui des revenus considérables tant pour les opérateurs de téléphonie que pour les média. Il y a là un partage de la valeur qui est bien organisé, avec pour les chaînes de télévision une compensation vis-à-vis de la perte de leur espace publicitaire et aussi par rapport à la taxe de 3% pour financer France Télévision.
Ces évolutions liées aux progrès technologiques ne font que commencer et il y a fort à parier que les jeux sur Internet d’aujourd’hui seront très vite dépassés. Aussi, il conviendra de prendre en compte cette dimension de l’évolution technologique dans la définition du cadre réglementaire sous peine de sortir une loi qui sera obsolète, ou inapplicable, dès sa sortie, voire avant, comme cela a été le cas avec le projet Hadopi.
Enfin et pour être complet, il faut admettre que ce sujet a été plutôt tabou jusqu’à aujourd’hui… Difficile d’organiser un débat avec des gendarmes à la porte… De ce fait, je pense que la France a pris du retard. Ce retard est avant tout préjudiciable aux acteurs traditionnels du jeu, notamment les casinos en dur, qui on été freiné dans leur volonté de modernisation et qui, maintenant, risquent de ne plus être en mesure d’opérer leur nécessaire mutation. Il était vraiment temps que le débat s’engage.






